LOU SARMOUNEY / LE JHACASSOUS

11 juillet 2018

Lexique à destination des estrangeys

Classé dans : Non classé — Lo Sarmoneir @ 21 h 22 min

Voici un petit lexique à faire tourner. Mon but est de mettre des mots/expressions (y compris des noms propres) qui sont usités/compris de nos jours en Gironde (et un peu dans les Landes, le Lot-et-Garonne voire la Dordogne), ainsi que des noms emblématiques de la géographie historique locale. C’est vraiment quelque chose à destination des gens qui ne sont pas du lieu.

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ABAT d’EAU : averse.

ACH ! : exclamation poussée quand on est éclaboussé.

ADICHATS : bonjour, mais surtout utilisé pour dire au revoir (à plusieurs personnes).

ADIEU ou ADIOU (pron. « iw ») : salut ! (ne se dit pas pour prendre congé)

AIGUISE-CRAYON : taille-crayon.

AILLET (pron. éventuellement le « t ») : jeune ail.

AIRIAL : espace dégagé

ALIOS (pron. le « s ») : sorte de grès ferrugineux des Landes.

ANDRONE : ruelle très étroite que l’on trouve souvent dans les bastides.

ASTE : long-bois de la vigne.

AUBIER : saule blanc.

les AUBIERS, le GRAND PARC, le HAUT LORMONT (les QUATRE PAVILLONS), le HAUT CENON : la « zone » de Bordeaux.

AVOIR DE QUOI : avoir le nécessaire.

 

BACALAN : quartier mal famé de Bordeaux.

BAÏNE : cavité creusée dans le sable du rivage par le courant.

BANDA : fanfare jouant surtout des airs basques, espagnols et gascons, notamment dans les fêtes « du Sud-Ouest ».

BARAGANE : poireau de vigne.

BARIN : dépression marécageuse derrière les dunes littorales du Médoc.

BARRIÈRE : équivalent des portes à Paris, points d’entrée dans la ville sur les boulevards.

BARTHES : terrains humides dans certaines vallées comme celle du Drot.

le BASSIN : le Bassin d’Arcachon, lieu de tourisme balnéaire.

BASTE : comporte.

BASTIDE : ville à plan géométrique bâtie au Moyen Age ; partie de Bordeaux sur la rive droite de la Garonne.

BAZADAISE : race de vache de couleur grise.

BEAU : peut se dire pour quelque chose de grand ou gros (un arbre p.ex.).

BELCIER : quartier mal famé de Bordeaux, réputé pour ses prostituées.

BENAUGE : région très rurale à l’est de Bordeaux, couverte de vignes et de bois ; quartier pas très bien famé de Bordeaux.

BERLE : type de cours d’eau du littoral médoquin ; bille ; couille.

BERLON : grosse bille.

BIDAOU (pron. « aw ») : tricholome équestre.

BISCA : surnom de Biscarrosse, lieu de tourisme estival.

BISCOUETTE : zigzag, détour.

BLAGUER ou BLAGASSER : bavarder.

BORDELAISE : barrique de 225 L ; à la bordelaise : manière de cuisiner certains mets (cèpes à la bordelaise : poêlés avec ail, persil, sel et poivre / lamproie à la bordelaise : dans une sauce au vin rouge et aux poireaux).

BORDELUCHE : parler régional bordelais.

BOUCHON BORDELAIS : confiserie à la pâte d’amandes parfumée à la Fine Bordeaux.

BOUFFIOLE : bouton d’insecte, cloque, ampoule…

BOUHE : cornemuse landaise.

BOUILLI : pot-au-feu.

BOULBÈNE : sol sablo-argileux.

BOURRAT (pron. le « t ») : bourrade ; bourrasque.

BOURRIER : déchets, poubelle, décharge.

BOURRUT (pron. le « t ») : vin nouveau.

BRANTOLER : branler (faire) : « qu’est-ce qu’il brantole, ce gonze ? »

BROC (pron. le « c ») : apéritif à base de vin et pousses de prunellier.

 

CACHE-MUSEAU : sorte de chou à la crème.

CACUGNE : tacot.

CADILLAC : ville connue pour son hôpital psychiatrique.

CAGADE : bêtise, erreur, saleté (qu’on a faite).

CAGNAS (pron. le « s ») : gros ou méchant chien ; grosse chaleur.

CAGNOT (pron. le « t ») : chiot.

CAGOUILLE : escargot.

CAGUER : chier.

CAGUÈRE : chiasse.

CAJU : lycée Camille-Jullian ; place Camille-Jullian (lieu apprécié par les étudiants).

CAMBES d’OUILLES : sortes de beignets.

CAN(N)ELÉ : petit gâteau bordelais au rhum et à la vanille.

CAPÈT : chapeau, béret.

les CAPUS : les Capucins, marché emblématique de Bordeaux.

CARREAUX de GIRONDE : carreaux traditionnels fabriqués dans le Réolais.

CASTAMÉ : abîmé.

CASTELNAU : château neuf, construction médiévale.

CATALAN : lactaire délicieux.

CAUDÉRAN : banlieue huppée de Bordeaux.

CAVAILLON : terre située sous le rang de vigne.

CHABAN : nom d’un pont (Bacalan-Bastide) et d’un stade (Lescure).

CHARLES-PERRENS : hôpital psychiatrique de Bordeaux.

CHARTREUSE : demeure bourgeoise du XVIIe/XVIIIe s. de la campagne bordelaise, allongée et peu élevée.

les CHARTRONS : quartier de Bordeaux siège de la vieille bourgeoisie viticole, devenu un quartier branché (hipsters).

CHÂTEAU : désigne tout domaine viticole, même si c’est une simple maison.

CHIBRER : abîmer.

CHOCOLATINE : pain au chocolat (viennoiserie).

CHOINE : petit pain arrondi.

CHOUNE : sexe féminin. Une chanson de rugby dit : Allez la choune allez allez.

CLAIRET : vin intermédiaire entre le rouge et le rosé.

CONTREVENT : volet y compris intérieur.

COUILLON : peut s’employer pour ponctuer une phrase sans que ce soit vraiment grossier.

COUILLONNADE : plaisanterie, déconnade.

COURS de la MARNE : avenue bordelaise connue pour ses commerces africains et ses sex-shops.

CRASTE : fossé de drainage sur le plateau landais.

CROUSTADE : synonyme de tourtière vers le Gers, le mot tourtière étant plutôt guyennais (Lot-et-Garonne, Gironde) et nord-landais.

CRUCHADE : galette de farine de maïs.

 

ça DAILLE : ça craint, ça fait chier.

DÉBAUCHE, DÉBAUCHER (v.int.) : sortie du travail, sortir du travail.

DÉCANILLER : faire tomber (et non partir en courant).

DÉCAVAILLONNER ou TIRER les CAVAILLONS : travailler le sol sous les pieds de vigne.

DEMI-HEURE (pron. « deumyeure ») : une demi-heure.

DIA : interjection landaise.

DION : interjection bordelaise (« dis donc »). Souvent : eh bé dion.

DRÔLE : enfant.

 

ÉCHOPPE : maison bordelaise de plain-pied.

EH BÉ : eh bien (explicatif, interloqué, admiratif, énervé…).

EMBAN : porche, auvent, tout espace couvert mais non fermé à l’avant d’un bâtiment ; passage couvert autour de la place centrale d’une bastide ou d’une autre ville médiévale.

EMBAUCHE, EMBAUCHER (v.int.) : arrivée au travail, arriver au travail.

s’ENTAMER : se blesser.

s’ENTRAVER : trébucher.

ESCAGASSER : abîmer, casser la figure à.

ESQUIRE : crevette blanche de l’estuaire.

ESTANQUET (pron. le « t ») : halte, bistrot, auberge.

ESTEY (pron. le « y ») : petit affluent de la Garonne ou de la Dordogne soumis aux marées ; type de chenal dans le Bassin d’Arcachon.

ÊTRE du LIEU : être du coin.

 

FAIRE À : jouer à.

FAIRE de l’ABONDE : « ces biscuits nous ont fait de l’abonde » = ça ne payait pas de mine mais il y en avait beaucoup, on a pu se nourrir longtemps avec.

FAIRE DEUIL : « ça fait deuil » = c’est dommage, c’est regrettable, c’est triste.

FAIRE SUIVRE : apporter, emporter.

FANCHONNETTES : sortes de caramels durs bordelais.

FARCI : farce (cuisine).

FÉLIBRÉE : fête occitane plus ou moins folklorique, très populaire dans le Périgord mais il en a été organisé en Gironde.

le FERRET : le Cap-Ferret, lieu de tourisme estival.

FESTAYRE (pron. « aill ») : participant aux fêtes « du Sud-Ouest ».

la FLÈCHE (SAINT-MICHEL) : clocher de la basilique St-Michel (de Bordeaux), séparé du reste de l’église.

 

GABARE : type de bateau traditionnel sur la Dordogne et la Garonne.

GABAY (pron. « aill ») : habitant du nord du Blayais et du nord du Libournais (appelé « Pays gabay », correspond à peu près au massif de la Double dans sa partie girondine), dont la culture est de type saintongeais ; désigne aussi la langue vernaculaire de cet endroit.

GARBURE : soupe béarnaise à base de chou.

GARLUCHE : sorte de grès ferrugineux des Landes ; apéritif à base de vin, rhum, agrumes et caramel.

GARONNE : la référence. A quelqu’un qui fait tout ce qu’on lui dit : « Si on te disait de te jeter dans la Garonne, tu le ferais ? » Quand il y a de l’argent dont on ne reverra pas la couleur : « payable sur les brouillards de Garonne ». Et bien sûr (mais curieusement on dit ça ailleurs aussi) : « c’est le pompon sur la Garonne ! ».

GAT (pron. le « t ») ou GATE : alose feinte.

GAVACHE : surnom ancien des immigrés poitevins-charentais. On parle encore de « puits gavaches » (puits fermés de forme plus ou moins conique).

GAVÉ : très, beaucoup (n’est employé que par les jeunes).

GERBAUDE : fête de la vin des vendanges.

GIMBOURRA (n.m.) (pron. « imm ») : soupe au boudin.

GNAQUER : mordre.

GONZE : gars.

GOURBET (pron. le « t ») : oyat.

GOUTTIÈRE : voie d’eau dans un toit.

GRAND-LEBRUN : lycée privé catholique huppé de Bordeaux.

GRATÈRE : démangaison (« avoir la gratère »).

GRAVE : gravier, cailloux arrondis (d’origine fluviatile).

les GRAVES : terres graveleuses.

GRENIER MÉDOQUIN : charcuterie à base d’estomac de porc roulé et poivré.

GRINGON : fragon.

GRINGONER : faire le ménage.

GROULE : savate.

GUEILLE : chiffon, serpillière, habit peu présentable.

GUETTE ! : regarde !

GUIN : désigne diverses variétés de cerises de Guyenne et Gascogne.

GUINETTES : cerises à l’alcool enrobées de chocolat.

 

JALLE : cours d’eau drainant la palus au nord de Bordeaux.

JAMBON de TONNEINS : jambon cuit en gelée.

JETINS : terres alluvionnaires des bords de Garonne (en amont de St-Macaire).

JOUALLES : système composé de vignes ponctuées de fruitiers et alternant avec des céréales ou légumineuses (inusité mais emblématique).

JOUTES : bettes.

JOUQUET (pron. le « t ») : dôme de la palombière.

 

le LAC : quartier du nord de Bordeaux avec de nombreuses entreprises, centres commerciaux et installations sportives.

LACANAU : Bordeaux-plage.

LAGUNE : étang du plateau landais.

LANGON : ville connue par le proverbe : « À Langon, il y a plus de cons que de maisons ».

LÈDE : dépression d’arrière-dune.

LEVER : palisser (la vigne).

LIGAGNE : sécrétions au coin des yeux.

LILLET : apéritif à base de vin blanc, d’agrumes et de quinquina.

LISE : gâteau brioché à la fleur d’orangé ; limon de la Garonne.

LISSER : repasser (vêtement).

LOCHE : limace.

 

MÂCHÉ : abîmé, meurtri (un fruit).

au MAIL : au boulot.

MAILLUQUE : mailloche.

MANGANE : voyou.

le MANGER : la nourriture, le casse-croûte, les aliments.

MANOQUE : poignée de feuilles de tabac attachées entre elles (c’est le nom de la salle de spectacles de Tonneins).

MARQUER MAL : présenter mal, la ficher mal.

MASCAGNER (v.t. et v.int.) : abîmer, bâcler, écorcher (un mot), mal travailler…

MASCARET : vague remarquable remontant la Dordogne et la Garonne à l’équinoxe d’automne.

MATOLE : piège à petits oiseaux.

MATTE : terres gagnées sur les eaux et mises en pâture (en Bas Médoc) ; digue (en Marmandais).

MAYADE ou MAÏADE : fête dont l’épicentre est landais, qui consiste à honorer les élus en jouant de la musique autour d’un mai (arbre coupé, décoré et planté).

MÉRIADECK : quartier administratif, culturel et commercial de Bordeaux.

MERVEILLES : sortes de beignets (= bugnes).

MICHEL-MORIN : homme à tout faire.

MILLAS (pron. le « s ») : sorte de flan avec de la farine de maïs (Gironde, Charentes, Landes) ; sorte de flan au potiron (Dordogne, Lot-et-Garonne).

MIQUES : boules de farine et de miel fourrées à l’anisette.

MIROIR d’EAU : installation aquatique sur les quais de Bordeaux constituant un point de rendez-vous, très apprécié en été.

la MONTAGNE : dunes anciennes supportant la forêt usagère entre le Bassin d’Arcachon et le lac de Biscarrosse.

MOUNAQUE : poupée ou figurine en tissu ; pansement enveloppant ; bimbo.

MOUQUIRE : morve.

MOUQUIROUS : morveux.

 

NINICHES : caramels au chocolat.

 

OH ENQUI, OH ENFI, OH ENFIGUEILLE, OH ANTIGUEILLE : oh putain.

 

PAGAILLOUS : bordélique (s’utilise aussi comme nom).

PAIN d’OISEAU : fruits de l’aubépine.

PAIN de SERPENT : gouet (plante toxique très commune).

PÂLICHOT (pron. le « t ») : pâlot.

PALOMBE : pigeon ramier.

PALOMBIÈRE : cabane de chasse à la palombe.

PALOUMAYRE (pron. « aill ») : chasseur de palombes.

PALUDATE : quartier de Bordeaux réputé pour ses boîtes de nuit.

PALUS (n.f.) : terrain marécageux, notamment au confluent Garonne/Dordogne.

PAMPAILLET (pron. le « t ») : fête de la vin des vendanges.

PANTE : filet pour la chasse aux alouettes.

PANTIÈRE : installation avec des pantes.

PAQUET : botte (légumes).

PAQUITO : chorégraphie pratiquée dans les fêtes « du Sud-Ouest », consistant à s’asseoir par terre les uns derrière les autres et à agiter les bras en l’air, au son du Paquito Chocolatero.

PAR CÔTÉ : de côté.

PASSAVANT : équivalent bordelais du pineau.

PASSÉ : dernier (dans : « la semaine passée, le mois passé, l’an passé »).

PASTIS (pron. le « s ») :  brioche landaise.

PELLEGRIN : hôpital bordelais.

se PENSER : se dire.

PET (pron. « pètt ») : coup, que ce soit « se prendre un pet » ou « un pet de blanc ».

PETITE GAVACHERIE : région autour de Monségur où des poitevins-charentais s’implantèrent vers le XVe siècle.

PEY-BERLAND : place centrale de Bordeaux où se trouvent la cathédrale et la mairie.

PIBALE : civelle.

PIBLE ou PIPLE : bolet rugueux.

PIFRAYRE (pron. « aill ») : joueur de fifre.

PIGNADA (n.m.) : forêt de pins.

PIGNE : pomme de pin.

PIGUEY (pron. le « y ») : bar moucheté.

PIN-BOUTEILLE : très vieux pin pin autrefois gemmé intensivement, dont la base a pris une forme caractéristique.

PIN FRANC : pin parasol.

PINASSE : bateau à fond plat du Bassin d’Arcachon.

PINTER (pron. « inn ») : picoler.

PISTER : surveiller (y compris quelque chose qui ne bouge pas !).

au PIT (pron. le « t ») : à l’affût, au taquet, au guet.

PLAÇOT (pron. le « t ») : placette.

PLANCHOT (pron. le « t ») : planchette où l’on inscrit le score au rugby ; planchette accrochée au mai (arbre).

PLIER : ranger.

PLIER les ASTES : courber les longs-bois de la vigne pour les attacher au fil de fer.

POCHE : sac en plastique.

PORTER : apporter.

en POUGNAC : roulé en boule.

PRÉFÉRER X QUE Y : préférer X à Y.

PUISER ou PUSER : se mouiller les pieds en marchant dans l’eau.

 

QUI VIENT ou QUI ARRIVE : prochain (semaine, mois, année).

les QUINCONCES : esplanade bordelaise où se tient notamment la foire.

 

RAGASSER : s’emploie pour un mouvement de va-et-vient, quand ou peine à faire quelque chose ou encore quand on a mal quelque part.

RAMASSER : cueillir, même si ce n’est pas au sol.

RÂPE : marc de raisin, rafle.

se RÉCHER : se vautrer par terre, se casser la figure.

RÈGE : espace entre deux rangs de vigne.

RÉOULÈS : gâteau spécialité de La Réole (littéralement « Réolais »).

RIPATAOULÈRE (pron. « aw »)  : groupe de fifres et percussions localisé dans le sud-est de la Gironde.

RIVIÈRE : à comprendre dans le sens de plaine alluviale.

ROUILLE : fossé de drainage (dans les palus) ; petit cours d’eau temporaire (dans les côtes de Bordeaux).

ROUQUET (pron. le « t ») ou abusivement pigeon ramier : pigeon colombin.

 

SAINT-ANDRÉ : hôpital bordelais.

SAINT-AUGUSTIN : quartier excentré de Bordeaux présenté comme un petit village.

SAINT-GENÈS (pron. le « s ») : quartier de Bordeaux siège de la bourgeoisie catholique (bourgeoisie de l’industrie forestière du XIXe s.).

SAINT-MICHEL : quartier populaire de Bordeaux, où se trouve la communauté arabe (espagnole auparavant).

SAINT-PEY (pron. « peil ») : nom populaire de Saint-Pierre-de-Mons, usité communément.

SAINT-PIERRE : quartier bobo de Bordeaux.

SAINT-SYM (pron. « saint-saint ») : surnom de Saint-Symphorien.

SAINTE-CATH’ : rue Sainte-Catherine, artère commerçante de Bordeaux célèbre pour sa longueur.

SANGOUGNAS (pron. le « s ») : personne peu soignée ou peu soigneuse.

SANQUETTE : galette de sang frite.

SARMENTINE : variété de baguette à extrémités doubles.

SARMENTS du MÉDOC : chocolats en forme de sarments.

SAUCE : ragoût.

SÉMÉRER : manier les appeaux.

SENTIR À : sentir (dans le sens  »avoir une odeur de »).

SERGE le LAMA : mascotte éphémère du tram bordelais.

SERRER : ranger.

SI PAR CAS… : au cas où…

SMURFIT : usine de pâte à papier connue pour l’odeur nauséabonde qu’elle répand dans l’air autour de Biganos.

SOBRONADE, SOUBERNADE ou SAGRUNADE : soupe épaisse aux haricots.

SOIGNER : nourrir (les bêtes)

SORTIR : enlever.

SOUILLARDE : arrière-cuisine (inusité mais emblématique).

 

TALANQUÈRE : barrière séparant le taureau du public dans les arènes, par extension balustrade.

TAUZIN : espèce de chêne typique de l’ouest de la France.

(bien dire « tè » et pas « té ») : tiens, employé à toutes les sauces, y compris dans des interjections composées (« eh bé tè pardi couillon »).

TERREFORT : sol argilo-calcaire.

TIAPER : bouffer.

TIOC : trempé.

TIRER : enlever.

TOMBER de l’EAU : uriner (n’est peut-être plus usité).

TONNE : cabane pour la chasse au canard.

TOURRIN : soupe à l’ail, parfois à la tomate.

TOURTIÈRE : tarte feuilletée souvent garni de pommes, parfumé à l’armagnac.

TOUSSIQUETTE : petite toux.

TRAÎNASSE : agrostide stolonifère (graminée commune).

TREMPE : trempé.

TREMPIC (pron. « eim ») : pain trempé dans du vin sucré.

le TRIANGLE d’OR : quartier de Bordeaux en forme de triangle où se trouvent les commerces de luxe.

TRICANDILLES : tripes de porc que l’on consomme frites.

le TRIPODE : hôpital bordelais en forme de Y.

TRIPOUGNER : tripoter.

TROGUE : athérine (en mer) ou goujon (en eau douce).

TROUVER à DIRE ou TROUVER de MANQUE : « je te trouve à dire » ou « je te trouve de manque » = tu me manques.

 

VAILLANT : travailleur, actif.

VENTRÊCHE : ventre de porc gras servi en tranches.

la VICTOIRE : place de Bordeaux qui est l’épicentre de la vie étudiante et se trouve à la croisée de nombreux axes de communication. On y trouve la Tortue et l’Obélisque.

VILLAGE : hameau.

VIME : osier.

VIMIÈRE : oseraie.

VIROUNER : tournoyer, tourner sans arrêt.

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Remarque : évidemment, j’ai laissé de côté de nombreux termes encore connus mais pas assez populaires peut-être ; il faut bien faire un choix ! Pour cela, on se rapportera aux livres de MM. Suire, Ducloux, Stéphan, Boisgontier, et à de nombreux sites spécialisés. Je citerai par exemple : aubarasse, aubarède, bartail, bertoles, birol, bourgne, cacoye, cahuge, care, carruet, clabot, cot, couarrère, se démouniquer, détroquage, galip, gardale, garraille, gourgue, jaugue, persec, pitey, sangogne, ribot, tantouiller, tiaoupisquer, tirougner…

24 décembre 2017

Quelques toponymes intéressants en Guyenne (II)

Classé dans : Non classé — Lo Sarmoneir @ 11 h 31 min

las Bouffios : bófia ‘’grotte, gouffre, ravin, en Querci’’ (Mistral).

le Brugal : lande à bruyère.

gouffre de Cabouy : sans doute à rapprocher de cabolh ‘’tête de maïs’’ dans le Tarn, ou ailleurs cabolha ‘’bulbe, cépée, tête de maïs’’, etc., autrement dit des dérivés de cap ‘’tête, extrémité’’. D’autre part, dans le centre de la France, les mots en cabo- désignent des creux, des trous. Dans les deux cas cela se tient : le gouffre est à la fois un trou et l’extrémité de la rivière qui s’y perd.

le Canebal : chenevière (plantation de chanvre).

les Cramazous : vraisemblablement cramason ‘’brûlure’’ (du latin crematio). Mais cela ne semble pas se rapporter à une terre brûlée, plutôt une flambée ou… une aigreur d’estomac.

les Espioles : sans doute une mauvaise coupure de las piòlas : piòla signifie ‘’pile, amas’’ en Rouergue. Un lieu où se trouvait un bâtiment sur des piliers ?

les Estiades : estiada ‘’sole, partie d’un assolement, en Limousin’’ (Mistral). Donc sans doute un lieu cultivé par opposition à un lieu pacagé ou boisé.

la Falgueyrade : falgueirada  »fougeraie ».

Fontalzines : font alzina ‘’fontaine/source (du) chêne vert’’.

Fouysselaze : littéralement foissa l’ase ‘’aiguillonne l’âne’’, sobriquet d’un muletier ?

la Ginibrière : ginibrièra ‘’lande  à genévriers’’.

Lascarrétals : carretal ‘’charretée’’. A noter la proximité d’une route principale ; carretal signifie en effet ‘’chemin charretier’’, mais cette fois au masculin !

le Mazuquet : diminutif de masuc ‘’cabane’’, notamment ‘’cabane où l’on manipule le fromage, en Rouergue’’ (Mistral).

la Méjance et à côté la Méjancerie : en Dauphiné mejança signifiait ‘’moitié, milieu, partage par moitié’’ ; quant à la mejançariá, c’est la métairie, la ferme à moitié fruit.

Pech del Met : puèg del mèg ‘’colline du milieu’’. C’est en effet une petite colline encadrée par deux combes.

Pech de l’Olm : puèg de l’olme ‘’colline de l’orm(ai)e’’.

le Sagnas : sanhàs ‘’marécage, bourbier’’.

le Serieys : cerièis ‘’cerisier’’.

l’Usclade : usclada ‘’brûlée’’, sans doute une terre anciennement défrichée par le feu.

9 septembre 2015

La recette

Classé dans : Non classé — Lo Sarmoneir @ 18 h 48 min

LA RECETTE

Je pleure.

Une fois de plus, le chagrin m’a saisie sans prévenir. Un mot, un souvenir, un petit rien ; pourtant c’est trop.

Papa, tu es parti pour ce voyage impensable que tu ne raconteras jamais…

« Alors, on prépare cette recette ? »

Une fée ! De la pâtisserie. Ma fille surgit dans la cuisine, ses dix-neuf ans m’éclaboussent de soleil. Elle brandit son téléphone portable sur lequel s’affiche la marche à suivre. Son bras retombe, elle a vu mes yeux emperlés. Je surprends son émotion à fleur de peau de pêche ; vite, que la lumière revienne sur son visage ! Je m’accroche un sourire : « Ça va aller… On s’y met ? »

Ma fille n’est pas dupe mais elle sait que la vie est une pièce de théâtre et, ma foi, un joli festin à préparer.

Alors elle choisit l’humour, l’action ; elle improvise. Pour moi, elle joue Peau d’Âne. Sa voix s’élance, souffle sur le chagrin, l’éloigne, trace un chemin vivant. « Prenez de la … prenez de la farine ! ». J’éclate de rire, l’envol de poudre tache son menton. Enjouée, généreuse, elle s’active, casse les œufs, s’empare du fouet et bat, bat, combat ma peine ! Elle m’aide. J’attrape les fruits, épluche, coupe ; je l’aide. Des mots simples, des mots forts me viennent à l’esprit, espoir, joie, courage, amour. La cuisine embaume, nous entoure d’un voile chaleureux.

Ma fille va et vient, la vie continue, la vie avance et c’est bien, ma pluie s’est tue.

Voici une charlotte, construite en biscuits dorés, parfumée au jus de clémentine. Nous la fourrons de kiwis frais et de crème pâtissière. Nous papotons, études, projets, désirs de voyage. Pour noyer ce moment dans la douceur, elle couronne le gâteau de Chantilly en pagaille ! Une Chantilly spéciale : elle l’a rehaussée de pointes agaçantes et délicieuses ; léger goût anisé de… de quoi au fait ? « De fenouil ! » Délicate, cette recette prend le contre-pied de mon lourd deuil.

Allons, c’est décidé, ma vie sera couleur charlotte aux kiwis et… fenouil, pour la fantaisie !

Je souris. 

 © Lydie Balloux

7 juin 2012

L’occitan dens lo paisatge

Classé dans : Non classé — Lo Sarmoneir @ 1 h 01 min

Coma ec sàbetz, l’occitan (en çò nòste lo gascon) es omnipresent dens lo paisatge, tanlèu que sàbem l’i trobar.

Vaquí una lista non exaustiva, a completar :

* ARÉS : ovnipòrt : « que vos atendem totjorn » ; placa sus l’ostau d’Emilien Barrèira.
* BORDÈU :  placa sus l’ostau natau de Mèste Verdièr ; inscripcions sus la plaça Pèir Berland e dens la glèisa Senta Eulalia.
* CAMBLANAS E MAINAC : devisa « Bet ceou, bet peys, boun bin, bounes gens ».
* CASALÍS : sinhalisacion bilinga.
* CAUDERAN : devisa « Lou limac cendrenous a heyt ma renoumade ».
* CAUDRÒT : placa sus l’ostau de Florimond.
* CUDÒS : panèu « Artigavielha ».
* PELAGRUA : panèu « Pelagrua ».
* POMPEJAC : sinhalisacion bilinga.
* SENT MACARI : noms de ruas tanben en gascon medievau.
* SENT PÈIR D’AURILHAC : ostau « Dèche dise » ; panèu d’entrada.
* USÈSTA : panèus e escrits.
* VASATS : per Nadau, transcripcion de la Halha Nadau.
* VERDELAIS : ostau « Beth Ceü » .
* « Bienvinguts en País Parropian »
* e nombrosas grafinhassas !
 

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