LOU SARMOUNEY / LE JHACASSOUS

25 janvier 2019

Etude dialectométrique #1 : phonétique

Classé dans : Lingüistica — Lo Sarmoneir @ 13 h 23 min

 

Je suis en train de réaliser une étude dialectométrique en comparant 31 dialectes d’oc ainsi que le roussillonnais. Il y aura 5 parties : phonétique, morphologie, syntaxe, conjugaison, lexique.

 

 

 

Il s’agit d’un tableau à double entrée avec le pourcentage de similarité des dialectes deux à deux.

 

 

 

La partie 1 « phonétique » est faite. Elle se base sur 26 traits phonétiques.

 

 

 

Les résultats sont intéressants :

 

 

 

- Les couples de dialectes les plus similaires phonétiquement (à 92,3 %) sont : Pau/Montagne bigourdane ; Toulouse/Albigeois ; Toulouse/Narbonnais. Rien de très étonnant. Vient ensuite Nice/Provence maritime avec 90,4 % (ce qui n’est pas bon signe pour les partisans du niçard dialecte à part… mais pour l’instant on ne regarde que l’aspect phonétique).

 

 

 

- Les couples de dialectes les plus éloignés phonétiquement (à 34,6 %) sont : Limagne/Montagne bigourdane ; Limagne/Roussillon ; Limagne/Narbonnais ; Limagne/Montpelliérain ; Velay/Narbonnais ; sud Cantal/Grande Lande ; centre Corrèze/Grande Lande. Là c’est vraiment frappant, et ça va plaire aux sécessionnistes auvergnats (mais là encore, on n’est que sur l’aspect phonétique, donc prudence). Cela explique ma sensation d’étrangeté auditive quand j’entends parler en auvergnat des locuteurs naturels (phonétiquement, cela rappelle plus le francoprovençal que les parlers aquitains).

 

 

 

Mais à présent, tenez-vous bien : j’ai pris, pour chaque dialecte, l’ensemble des pourcentages de similarité et j’en ai calculé l’écart-type (σ). Plus il est petit, plus les valeurs sont groupées, plus le dialecte peut être considéré comme « central » au niveau phonétique, c’est-à-dire équitablement proche de chaque autre dialecte. Et c’est là que – je le répète, pour l’instant juste au niveau phonétique – le mythe de l’occitan central commence à vaciller.

 

 

 

En effet, les dialectes les plus centraux phonétiquement, sont, dans l’ordre :

 

- le bergeracois (σ = 7,05)

 

- le cévénol ( σ = 8,68)

 

Exactement les deux dialectes de transition tri-dialectaux par excellence ! (bergeracois = gascon/« languedocien »/limousin ; cévénol = languedocien/provençal/auvergnat)

 

Viennent ensuite : le provençal rhodanien (σ = 8,96), le haut-dauphinois (σ = 9,16), l’aurillacois (σ = 9,23) et… le catalan roussillonnais (σ = 9,46) !

 

 

 

A contrario, les moins centraux phonétiquement comprennent justement ceux que l’on veut imposer comme étant centraux, ce qu’ils sont certes géographiquement :

 

-le narbonnais (σ = 15,97)

 

-le bas-auvergnat de Limagne (σ = 15,83) (là, rien d’étonnant)

 

-le toulousain (σ = 15,10)

 

 

 

La suite au prochain épisode avec la partie 2 « morphologie »…

 

 

 

= = =

 

 

 

Annexe : les traits étudiés

 

 

 

-j-, -a final, -a- atone, -a- tonique, -v-, -e-, -e final, pan, -c final, -r dans les substantifs, -r dans les infinitifs, -rr-/-r-, -l-, -h-, -ò-, -bl-, es- dans escòla, -cl-, -u-, -du-, -ns-, -ss-, -s + b-, -u- dans -ue-, -nn- dans annada, géminées. (J’avais oublié -ion mais je m’en suis aperçu à la fin, il aurait tout fallu refaire !)

 

18 novembre 2018

Duas recèttas de còcs

Classé dans : Cosina,Entre Duas Mars,Gravas — Lo Sarmoneir @ 12 h 05 min

« Gâteau mignon »

Recètta de Mme MERCIER, de Bagàs.

Aquesta recètta seré vielha de 150 ans !

 

Bàter 3 eus en moleta dinc a qu’èsti escraumós. Ajotar 9 culheiradas a sopa de sucre en podra e 12 de haria, miei-sacòt de levadura, mèi lo perfum que vodratz. Botar dens un mòlle bas bien burrat e hèser còser mija-òra au horn.

 

Còc bordalés a l’aniseta

Trobat dens un libre.

 

3 eus, 200 g de sucre, 200 g de haria, 2 taças d’òli, 2 taças de lèit, pèth de citron raspada, 1/2 taça d’aniseta, 1 sacòt de levadura.

 

Separar los blancs deus ros d’eus. Trabalhar los ros demb lo sucre. Ajotar pauc a pauc, alternativament, l’òli e la haria. Apui ajotar lo lèit, lo citron, l’aniseta. Acabar la pasta en i barrejant la levadura. Tornejar vigorosament. Bàter los blancs en nèutz fèrma e los ajotar a la pasta. Versar dens un mòlle a mancat untat de 25 cm de diamètre e botar còser còp sec au horn pendent 45 min.

9 novembre 2018

Chafres et prénoms autrefois à Verdelais

Classé dans : Non classé — Lo Sarmoneir @ 22 h 31 min
Voici les chafres relevés dans les registres paroissiaux de Verdelais ainsi que les listes électorales de 1848 :
Bachon, Bageot, Banquet, Béguey, Bernadet (prénom Bernard), Bernadot (idem), Blan, le Brave, la Cabouronne, Cadet, Cadiche, Calo, Camelarge, Cassiot, Castaignet, Caulet, Champagne, Chapelet, Choüet, Cigale, Condresse, Duclou, Germain, Gringalet, Jannet (prénom Jean), Jeanti, Jeantille, Jeanton, Jeantonet, Lachausse, Lafitte, Lagenais, Lambrot, Lapoire, Lauret, le Maître, Matras, Merloi (nom Merle), Minet, Moureau, Moÿne, (le) Nénin, Noste Seigne, Pageolet, Papin, Parant, Parisien, Pasquet, le Paysan, Petit Jean, le Petit Maître, Petiton, du Poirier, Poulet, le Rey, Robin, Roubin, Serre Labote, Trante Trois, Vincela.
Voici aussi quelques prénoms particuliers relevés dans les registres paroissiaux de Verdelais (XVIIe-XVIIIe s.)  :
- masculins : Aymond/Eymond, Courty, Fortis, Gratian, Guilem, Hortis, Jammes, Rigal, Vidal, Vidau.
- féminins : Agne, Andrive, Berthomive, Bidote, Chataline/Chatarine, Marsale, Mative, Mondine, Peyronne, Quitterie/Quittiere, Valeyre.

31 octobre 2018

Ethnomycologie : la hiérarchisation des cèpes

Classé dans : Non classé — Lo Sarmoneir @ 21 h 45 min

Il existe dans ma culture familiale et personnelle une hiérarchisation des cèpes (comprendre « bolets », bien sûr). Il serait d’ailleurs intéressant  de savoir ce qu’il en est chez d’autres personnes et dans d’autres régions, car il s’agit là d’un sujet d’ « ethnomycologie » qui ne doit pas être tellement exploré !

 

Voici donc ma hiérarchisation, dans l’ordre décroissant :

 

 

1re CATEGORIE – Les bons cèpes (ceux que l’on cherche activement) :

 

N° 1 – Le cèpe de Bordeaux & le cap negre (bolet tête-de-nègre), qui ne diffèrent que par la couleur du chapeau et semble-t-il (pour ce que j’ai pu constater de visu) par le genre de forêts où on les trouve.

 

N° 2 – Le cèpe « bleu » ou cèpe de châtaignier (bolet bai), que l’on  trouve souvent en grandes quantités (mais qui pourrit facilement). Chez moi, on dira : « je suis allé aux cèpes, j’ai trouvé des vrais et des bleus », comprendre : « des cèpes de Bordeaux et des bolets bais ».

 

N° 3 – Le piple ou pible (bolet rugueux ou raboteux), souvent dédaigné. Il y en a en fait plusieurs sortes, notamment celui des bouleaux (plutôt gris), celui des charmes (plutôt brun), ou encore le piple rouge.

 

 

2e CATEGORIE – Les cèpes comestibles sans plus (ceux qu’on ramasse s’il n’y a pas mieux) :

 

N° 4 – Celui que j’appelle « cèpe de tilleul », de saveur douce mais fade, qui pousse sous les tilleuls du domaine de Malagar

 

N° 5 – Ce que j’appellerais « cèpe jaune », c’est-à-dire le type Suillus granulatus : petit, cuticule visqueuse, mais comestible

 

N° 6 – Le cèpe de pin (bolet des bouviers) : pire que le précédent, pousse facilement, devient rapidement élastique en séchant sur pied, peu charnu, et en plus il tache les doigts en marron de manière indélébile (le précédent aussi, je suppose)

 

 

3e CATEGORIE – Les cèpes « amers » (ou « bleuissants » pour les discréditer : « oh, ça c’est un bleuissant », alors que le bolet bai bleuit pourtant, mais c’est une exception) :

 

N° 7 – Le cèpe « rouge », « rougissant » ou « à pied rouge », c’est-à-dire Xerocomus chrysenteron et autres teintés de rouge mais avec une queue fine ; j’ai constaté par moi-même qu’ils peuvent être amers mais pas toujours !

 

N° 8 – Le gros cèpe que je vois souvent – avec déception – dans les endroits calcaires et qui s’appelle Boletus radicans (je ne lui connais pas de nom populaire, sinon que c’est un « bleuissant »)

 

N° 9 – Le « satan »

En présence d’un cèpe non identifié, s’il est rouge et/ou bleuissant, on le classe dans la 3e catégorie, sinon dans la 2e.

16 août 2018

Canti Nadau (cançon de Guy DULAU)

Classé dans : Literatura,Musica e cançons,Vasadés — Lo Sarmoneir @ 14 h 48 min

dulau

23 juillet 2018

Un pauc de toponimia borguinhona

Classé dans : Alhors,Lingüistica,Paisatge - geografia — Lo Sarmoneir @ 18 h 55 min

Sàbetz que damòri en Borgonha adara. Lavetz clinam-nos sus la toponimia d’achí e traduïsem-la en gascon.

L’Aige des Prés : diu estar coma lo vielh mòt age « sèga », de l’ancian francic *hagja.

Bois du Dafoy : lo dehés o vedat (alhors : lo devés). En vielh francés : defois.

La Bouloye : lo bedorar, lòc ont póssan los bedoths o bòis blancs.

La Chanoie : lo bòsc de casses.

La Cras : lo lòc peirós (cf. craie ; tabé crâ en angevin).

Les Essarts : los treitins, les artigas.

Les Fontenottes : ‘quò’s aisit ! Aquò correspond a nòstas Honticas, Hontinas, Hontetas, Hontanilhas…

La Grande Chartre : en vielh francés ‘quò’s una carta « charte », probable qu’i avè achí una granda proprietat monacala.

Les Grandes Varennes, la Varennotte : pòt designar lo sòu d’una ribèira, mès tabé una tèrra prauba.

Les Grésilles, Grésillot : lòc peirós.

Les Herbues, les Herbuottes : son belèu de pradas. Mès a Montbéliard, una arbue èra una tèrra fòrta (deu latin *albuca, cf. aubue dens l’oèst de la França, o la comuna d’Albuga en Perigòrd).

Les Lavières : lòcs ont i a de laves, tant vau díser de lausas (pèiras platas).

Le Meix : lo maine, la bòrda.

La Mouille : correspond ad una rolha.

Mont Afrique : ‘quò’s un plèir que se masta a 600 m, donc 250 m au dessús de l’agglomeracion dijonesa. La legenda ditz qu’auré un rapòrt demb de legions romanas compausadas d’Africans, mès sivant Beaulieu, vingré d’anfractum « a la horquèira de dus camins » o d’apricus « a la rajada ». Personalament, la darrèira ipotèsa me sembla la milhora.

Les Nézillottes : en borguinhon, una neuzille es una auglana (= nosilha dens certèns dialèctes d’òc).

Les Nœuillés : los noguèirs, fòrt probable.

La Noue : la nausa (prada marescatjosa, maresc).

Le Pâquier : lo pastenc.

Le Pommeroy : vergèir de pomèirs.

Les Rouvrais : lòcs ont póssan los casses. Som taplan au mitan d’un massiu boscat dominat per los casses blancs, mès pòt estar que lo casse blanc augi pas lo mème nom que lo casse « chêne pédonculé » o que lo casse negre « chêne rouvre ».

Saussis Barrat : lòc ont póssan los sauses. Mès aqueth barrat sòna bien gascon ! Solide, lo vèrbe barrer exista bien en oïl mès sabi pas s’es barra(t) au participe passat. Belèu que ‘quò’s simplament un patronime.

Le Tremblois, le Trembloy, les Tremblées : la tremblè(i)ra, lòc ont póssan los trembles o trems.

Les Vernes : los vèrns.

La Verpillère : diu estar coma una voupèira, vielh mòt per una renardèira, lòc ont i a de renards, perque tròbam en vielh francés lo mòt verpil (a Nevers).

18 juin 2018

A propos de la boulbène

Classé dans : geografia,Lingüistica — Lo Sarmoneir @ 23 h 29 min

Je m’apprêtais à écrire un article sur le terme BOULBÈNE lorsque j’ai vu que Robert Geuljans l’avait déjà fait, avec des explications fort intéressantes. Voici donc le lien :

http://www.etymologie-occitane.fr/2015/07/bolbena-boulbene/

Il manque la notion de  »bouvée » que j’avais trouvée chez Féret dans l’est de la Gironde, francisation du gascon bobea.

Je me bornerai donc à faire remarquer que les boulbènes sont qualifiées de molasses en Français.

Voici deux cartes, la première montrant à peu près la répartition des boulbènes (de l’Oligocène), la seconde montrant les zones molassiques de façon plus large. Les deux zones sont séparées par les reliefs calcaires du pays de Serres et par la pointe du plateau landais.

molasses_oligocene

 

molasses

 

31 mai 2018

En Bourdalés bîouem bién coume faou

Classé dans : Gravas,Musica e cançons — Lo Sarmoneir @ 23 h 44 min

Vèni d’inventar aquera petita cançon tota simpla e tota pegòta, aisida a cantar sus l’èrt deu rondèu deus Docs (que ne’n pòdetz trobar la particion sus  : http://baladoucs.pagesperso-orange.fr/)

 

En Bourdalés bîouem bién coume faou / Am lou bïn dé Graoues

Lou dou Médoc é lou dé Sénte-Crouts  / Dédén nostes caoues

 

1 – Aou printén cor’a plawut / A la soureillade

Bam massa lés baraganes / Pr’èze la pascade

2- En estïou dén lou Cernés / Lou pifre trénis

Su lés tuques, dén la ribeyre / Lou soureil luzis

3- En aoutone lés paloumes / Pàssen a brassats

E lous céps débat lous casses / Poùssen, estujats

4- En iouèrn dén lou mourdit / Bay falé pouda

Core cante lou roupit / Y a dé boy a séga

 

 

27 mai 2018

Patronymes à Chenaud (24)

Classé dans : Charantas,Dordonha — Lo Sarmoneir @ 21 h 03 min

Chenaud, dans la Double à la frontière entre oc et oil (Chenaud était en oc, Parcoul était en oïl ; les deux communes ont fusionné depuis peu), est le village où était installée la famille de ma grand-mère (Giret). Voici un aperçu non exhaustif des patronymes que j’y ai trouvés dans le cimetière :

 

Noms locaux : Beaudout, Blégel (très rare), Dérozier, Desrozier, Dussoutras, Esclasse, Lavautour, Méneret, Mourcel, Phénix, Régondeau, Tarondeau, Villedary, Villepastour…

 

Noms périgourdins : Bélingard, Bonnefond, Destret (mais aussi dans la Drôme), Dugaleix, Gaudou…

Noms poitevins : Esnard, Fonteneau, Frappier, Giret*, Ingremeau, Mousset, Pigeaud, Proust, Reverseau…

Noms charentais : Autexier, Baillely, Blincour, Bourdier, Chérat, Fréneuil, Papillaud, Touzain, Vallade…

Noms limousins : Agnoux, Bécheresse (semble aussi charentais)**, Bordas, Brandy, Brissiaud, Dardilhac, Gany, Peynaud, Peyronnet, Renon, Ribière…

Noms bordelais : Delary, Frèdefon, Latournerie, Nouaillet (origine vraisembl. périgourdine), Pistouley, Renom…

Noms gascons : Daurignac, Labrit, Montariol, Périssé, Saint-Marc, Setze…

Noms quercynois : Soulacroix…

 

Noms bretons : Audran, Bellec, Guillerme, Rault…

Noms normands : Ozenne…

Noms auvergnats : Milliroux…

Noms lyonnais/foréziens : Descombes, Gagnaire…

Noms picards : Claisse, Roisin…

 

Bien entendu, on retrouve des noms répandus dans cette région en ellipse allant de Bordeaux à Lyon : Delage, Dupuy, Faure, Lafon, Lavergne…

 

* Les Giret de Chenaud, c’est-à-dire mes ancêtres, venaient de Gardedeuilh, une autre paroisse de la Double périgourdine. N’étnat pas remontés avant le milieu du XVIIIe s., on’a pas encore pu faire le lien avec la moindre branche poitevine ou angoumoise, d’où vient vraisemblablement ce patronyme.

** Présent dans mon ascendance.

18 mai 2018

Lo cant deras losèras

Classé dans : Alhors,Istòria,Musica e cançons,Tradicions populàrias — Lo Sarmoneir @ 22 h 47 min

‘Quò’s un cant bigordan (paraulas Daniel CASTEYDE) que ma mair m’a hèit descobrir, e lo tròbi bròi.  Vachiu donc les paraulas, mèi la particion (1ra votz) qu’èi transcrivuda.

 

L’amiada(1) qu’ei cajuda ath mei deu bèth humèr

Dab pinças e martèths qu’an hèit beròis lavats(2)

Cargats sus vagonets, devath eras mosquèras(3)

Dab un aprimader(4), comunas(5) que hasèn

 

Un car que’n calè hèr ‘tà ganhar la jornada

Eth ser, que devaràvan a hoec peths cascalhèrs(6)

De l’auba entà l’escur, tot dia tribalhàvan

Atau que s’acabava lo dia deths losèrs(7)

 

Mes no n’i a pas mès losèrs !

 

A l’escur se’n tornàvan, negres com carboèrs

D’un pas lord e pesant, per un beròi sendèth

Amassant drin de lenha, ‘tà hèr cauhar la sopa

Drin de vin a la bota, puish se’n anàvan en lhèt

 

Lo dimenge ‘tà grand-missa, que’s calè preparar

La camisa plan lissa, estats(!) beròi rasats

Ath bèth som deu solèr, lavetz que s’atraçàvan

E achiu que cantàvan dab mossur lo curé

 

Mes no n’i a pas mès losèrs !

 

Eth dia de la hèsta, en petit ostalet

Quauquas taças de vin, se’n hicàvan a cantar

Cantàvan la misèra, aquera puta de guèrra

Qui hè morir los joens, qui hè crebar la tèrra

 

Qüand boha lo vent d’abòr qui hè volar las hoelhas

Enteni quauques còps darrèr los cascalhèrs

La cançon d’aqueths òmis qu’èran de Vathsurguèra

La cançon deu país, lo cant de las losèras

 

(1) Amiada : pan de ròca

(2) Lavats : pèiras platas

(3) Mosquèras : hilats contra les moscas

(4) Aprimader : utís per talhar la pèira

(5) Comunas : lausas comunas

(6) Cascalhèrs : baishadas calhavosas

(7) Losèrs : fabricants de lausas (ardoesas)

Lo cant deras losèras

12345...20
 

Luxeetvolupte |
Actuel |
Newyorkcity2012 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Insidelayers
| Lanouvelleperspective
| love star